Auteur : Eulodie HODONOU

Cérémonie de passation de service entre l’ancienne et la nouvelle coordonnatrice Ouémé de l’ANACEB

La passation de charge entre l’ancienne et la nouvelle Coordonnatrice Ouémé de l’ANACEB, s’est passée le samedi 21 mars dernier dans la salle d’American Corner, sise à la maison des jeunes de Porto-Novo.
Cette cérémonie était marquée par la présence du Directeur des Tourismes, de la Culture et des Sports de l’Ouémé, Monsieur Félicien HOUNKANRIN, parrain de l’évènement ; de Madame la Coordonnatrice du FODEBB, Madame Edmée Say GUIDI, marraine de l’évènement et partenaire de l’ANACEB ; du représentant de la Maison de la Société Civile, Monsieur Didace VODOUNOU ; du Coordonnateur Ouémé de l’Organe Consultatif de la Jeunesse(OCJ), Monsieur Epiphane ODUNLAMI, de la représentante Nationale de l’ANACEB, Mademoiselle Hermione et du représentant de l’ONG Human Rights Priority, Monsieur Péniel AGONSANOU.

Plusieurs associations œuvrant pour la protection et l’épanouissement des enfants, et la défense des droits des enfants dans l’Ouémé ainsi que les organisations de jeunes de l’Ouémé se sont mobilisées pour leurs différents engagements à l’endroit des enfants de l’Association Nationale des Conseils d’enfants du Bénin.

Au cours de cette cérémonie, une présentation de l’ANACEB ainsi que les réalisations de Madame Khadidja EGOUNLETY, ont été faite par Monsieur Clément AGOSSA, trésorier général de l’ANACEB.
Notons que les autorités présentes, dans leurs discours ont pris chacun des engagements au nom de leurs institutions envers les enfants tout au long du mandat de la nouvelle Coordonnatrice Madame Eulodie HODONOU.
« La direction départementale du tourisme, de la culture et des sports de l’Ouémé, est fière de l’ANACEB, qui œuvre pour l’éducation et l’orientation des enfants, qui sont des leaders de demain. En tant que représentant de l’Etat, nous sommes des partenaires pour travailler et aider les enfants dans plusieurs secteurs. Et je vous rassure et je m’engage, de le faire, que ça soit avec le chapeau de l’Etat ou personnellement. », dixit, Monsieur Félicien HOUNKANRIN. Madame Edmée GUIDI, coordonnatrice du FODEBB, qui est l’un des partenaires de l’ANACEB ; était très émue de revivre lors de cette cérémonie les moments forts qui marquent les débuts de l’ANACEB, en présence des enfants. Elle voudrait que les différents conseils communaux de l’Ouémé soient constitués de plus de filles. Car le département a besoin d’elles pour assurer la relève et les former pour qu’elles deviennent des femmes leaders.
La Maison de la Société Civile, partenaire de l’ANACEB, a reconnu tout le travail effectué par Madame Kadidja EGOUNLETY. Et a réintégré leur soutien à l’ANACEB.
L’OCJ, quant à elle, n’a pas manqué de féliciter l’ancienne coordonnatrice Madame Khadidja EGOUNLETY. Pour eux, les enfants de l’ANACEB, pourront facilement rejoindre l’organisation après leurs mandats ; car ils sont comme une pépinière de l’OCJ, formés pour être des jeunes à impact dans leur communauté.
« Je rassure la coordonnatrice entrante de la disponibilité de la coordination à vous accompagner dans vos activités. Nous mettrons à votre disposition les salles et les bureaux de l’OCJ en cas de besoin. Nous permettrons aux enfants de participer aux prises de décisions au sein de l’OCJ. », affirmait, M. Epiphane ODUNLAMI.
L’ONG Human Rights Priority, à saisir cette occasion pour sensibiliser les enfants sur les mesures de préventions contre le Coronavirus. Elle s’est engagée a accompagné les enfants maires de l’Ouémé dans toutes leurs activités.
Les OSC présentes ont aussi signées des engagements pour accompagner les enfants pour la défense de leurs droits dans l’Ouémé.

Juste après la cérémonie de remise des documents officiels à la nouvelle coordonnatrice par le représentant du Coordonnateur National, Monsieur Wilfried GBAGUIDI; Eulodie HODONUOU, dans son discours à faire part à l’assistance son plan d’action tout au long de son mandat.

« Bien que, la convention relative aux droits de l’enfant s’adresse aux gouvernements en tant que représentant du peuple, elle engage en réalité la responsabilité de tous les membres de la société.
En effet, les enfants ne votent pas et ne participent pas à la vie politique. Si on ne prête pas attention particulière à leurs opinions exprimées au sein de la communauté et du gouvernement, leurs vues sur un grand nombre de questions importantes qui les affectent immédiatement ou qui auront des répercussions sur leurs avenir ne sont pas prises en con sidération.
C’est pour contribuer à un changement en terme de défense des droits des enfants, que je me suis engagée d’exercer ma profession de coach et d’encadreur dans le respect des lois avec honneur, dignité conscience et humanité ; de respecter et d’appliquer le contenu des documents juridiques de l’Association Nationale des Conseils d’Enfants du Bénin ; de me rendre toujours disponible pour servir volontairement la cause des enfants sans prétendre une rémunération ; de n’être ni acteur, ni complice d’aucun abus sur les enfants ; de défendre fidèlement et sans compromission les droits des enfants partout où besoin sera.
A travers mon mandat dans le département de l’Ouémé, je m’engage en partenariat avec des responsables d’organisation, et les autorités, à:
-Installer des Conseils d’enfants dans les communes de l’Ouémé sauf Missérété et Adjohoun ;
-Former les enfants sur les techniques du self-défense ;
-Former des enfants en leadership ;
– Faire des séances de sensibilisation sur le code des enfants dans chaque commune de l’Ouémé.
-Renforcer l’apprentissage de l’anglais et des langues locales en milieu scolaire
-Initier l’éco civisme et l’entrepreneuriat vert en milieu scolaire
-Initier les compétitions culturelles éducatives et entrepreneuriales pour primer les meilleurs enfants talentueux. ». prononçait, Eulodie HODONOU lors de sa prise de fonction.

Plusieurs éloges ont été faits par les autorités, qui ont témoignés du dynamisme des deux coordonnatrices. L’ANACEB, peut donc être fière d’avoir au sein de son association des leaders engagés aussi bien pour la défense des droits des enfants que pour le développement communautaire.


Eulodie HODONOU

Atelier de Plaidoyer des enfants de l’Ouémé et du Plateau : Lancement du projet OVI-GBE

Le mercredi 18 mars 2020, s’est déroulée la cérémonie de lancement du projet OVI-GBE à la mairie de Pobè. En présence des autorités dont le Maire de la Commune de Pobè, le Préfet du plateau, le représentant du Juge des mineurs, des cadres de l’enseignement et les acteurs de la justice, un message de plaidoyer a été prononcé par les enfants de l’Association Nationale des Conseils d’Enfants du Bénin.

En effet, le projet OVI-GBE, initié par l’ANACEB et financé par l’Ambassade  des États-Unis près le Bénin à travers l’association US-BWAA dans le cadre de son programme 1000 dollars pour impacter, est né suite à l’identification par les enfants, des problèmes les affectant dangereusement dans chaque département tels que : le trafic d’enfants, le kidnapping et l’assassinat des enfants, le mariage forcé, le harcèlement sexuel, les grossesses en milieu scolaire, la non implication des enfants aux  prises de décisions les concernant, le châtiment corporel, la mendicité des enfants et le travail des enfants.

L’objectif du projet ‘’OVI GBE’’, est de mobiliser les enfants, pour des actions de plaidoyer à l’endroit des décideurs à divers niveaux.  Des plans de suivi des engagements des garants de droits pour la prise des mesures fortes seront élaborés. Les réseaux sociaux, les radios locales les plateformes web des parties prenantes, seront utilisés pour vulgariser les messages de plaidoyer.

Les enfants de l’ANACEB, prennent le devant des choses et sont décidés à mobiliser les autorités, les OSC, des personnalités pour dire non aux différentes souffrances des enfants au Bénin. C’est ce que Mademoiselle Hermione NOUNAGNON, représentante Nationale de l’ANACEB, nous a fait comprendre à travers ses mots :

« Il est temps pour nous de crier haut et fort afin de nous faire bien entendre pour ainsi, défendre tous les enfants du Bénin. ».

Par son discours de lancement, en face des autorités, elle réaffirme les vœux de l’Association Nationale des Conseils d’Enfants du Bénin qui sont :

« Nous souhaitons vivement qu’à travers ces activités, tous les enfants qu’ils soient riches ou pauvres, qu’ils viennent du nord, du sud, de l’est, de l’ouest ou du centre du Bénin, se sentent désormais en sécurité. Que désormais au Bénin, les enfants participent aux prises de décisions les concernant. Et que soient stoppées à jamais toute forme de violences faites aux enfants. ».

 

Le Président de l’Union Départemental des Conseils d’Enfants, Monsieur DOCHAMOU Hubert, appui la représentante Nationale de l’ANACEB en rappelant l’environnement dans lequel vit des milliers d’enfants aujourd’hui au Bénin.

« Au Bénin, les écoles sont devenues des lieux où le ‘’Harcèlement sexuel’’ domine. Filles comme garçons, nous sommes devenus des cibles pour nos enseignants. Qui au lieu de veiller sur nous, de nous éduquer et de nous protéger, nous contraints à se donner à eux ou à poser des actes impures. Dans les rues, les familles, en location, les enfants sont harcelés, violés par des adultes. C’est triste de voir des enfants de 4 ans harcelés et tués après des actes de viols, par ce qui sont censés être nos parents. A Pobè et dans les communes des départements de l’Ouémé-Plateau, des milliers d’enfants sont traumatisés. Plusieurs filles, sont obligées de garder le silence, juste pour réussir et pour ne pas être mal vues par la société. »

Monsieur DOCHAMOU Hubert, suite à ses propos, a lancé un plaidoyer à l’endroit des décideurs, des autorités et des acteurs de défense des droits des enfants.

« Chères autorités, chers partenaires techniques et financiers, chers OSC, chers parents,

Il est plus que jamais temps, de nous lever pour dire non au harcèlement sexuel.

Il est temps qu’entre enfant, nous nous battions avec vos soutiens pour dire non aux abus sexuels.

Nous, enfants du Bénin;

Nous, enfants des départements de l’Ouémé et du Plateau, sommes convaincus qu’à travers le projet ‘’OVI GBE’’, ‘’Voix des enfants’’, plusieurs injustices envers les enfants et notamment le ‘’harcèlement sexuel’’ prendront fins.

C’est pourquoi, nous réclamons la prison à vie aux acteurs de viols, car abuser d’un enfant quel que soit son sexe, c’est de détruire toute une vie, toute une société.

D’ici 2021, nous voudrions que tout enseignant ou enseignante qui harcèle un enfant soit relever de ses fonctions.

Que justice soit faite pour tous enfants victimes de harcèlement sexuel au Bénin.

Chères autorités, chers partenaires techniques et financier, chers parents,

Nous pensons qu’il est temps de provoquer et de précipiter la venue d’un jour qui mettra fin à ce drame que vivent les enfants dans notre société.

C’est pourquoi, nous voulons que les autorités locales aient d’ici 2021 et pour toujours, des budgets dédiés spécialement pour la protection des droits des enfants.

Nous voulons aussi que les conseillers communaux, municipaux et les maires nous invitent à participer aux sessions du conseil communal et nous impliquent dans tous les processus de prise de décision les concernant.

Nous faisons partie intégrante de la société et devons participer à l’animation de la démocratie locale.

Autorités à divers niveaux,

Nous enfants des différentes communes des départements de l’Ouémé et du Plateau au nom de notre droit à la participation, et en vertu de notre législation nationale qui garantit la vie, le développement,   la protection, nous élevons nos voix par ce plaidoyer, pour renvoyer chaque acteur à son rôle, son engagement pour la réalisation effective des droits de l’enfant. Et que chacun matérialise donc son engagement dans notre registre  afin de nous permettre de faire le suici du respect des engagements. »

Après son plaidoyer, les autorités présents ne sont pas restés sans dire leurs mots et engagements à l’endroit des enfants pour une totale réussite du projet ‘’OVI-GBE’’.

Le  représentant du Préfet du Plateau s’est réjoui du choix de son département pour lancer le projet, de cette initiative portée par les enfants pour éduquer, faire grandir les adultes et s’est engagé à effectivement contribuer à la réalisation de leurs droits. Tout le monde doit s’engager, disait-il, car ça n’arrive pas qu’aux autres. Le représentant du Maire de Pobè a pris l’engagement de faire participer les enfants aux prises de décisions du conseil communal. Quant au représentant du Juge des Mineurs et du Tribunal de Première Instance de Pobè, il a pris l’engagement de faire justice aux enfants face aux violences.

Le Commissaire Centrale de Pobè, heureux que ce projet soit lancé par les enfants pour défendre leurs droits, s’est engagé à conscientiser ceux qui veulent se mettre au travers des lois de la république.

Par son engagement, il rassure les enfants que les différents commissariats joueront toujours leurs rôles pour la protection des enfants. Il invite la population a dénoncé les acteurs responsables des violences faites aux enfants.

Dans le rang des acteurs chargés de l’éducation des enfants, le représentant du Directeur Départemental de l’Enseignement secondaire et de la Formation Professionnel du Plateau,  promet que les enfants seront accompagnés dans leurs luttes. Il rappelle les efforts que fait par le Ministère des enseignements secondaires contre les problèmes auxquels sont confrontés les enfants aux seins des écoles.

Les Directeurs respectifs du CEG1 et des écoles primaires de Pobè, se sont aussi engagés pour apporter leurs aides aux enfants dans leur combat, mais en insistant sur les devoirs de ceux-ci.

Il faut noter, qu’après ces différents engagements pour soutenir les enfants grâce au projet OVO-GBE, l’Imam de la Mosquée centrale de Pobè, représentant les autorités religieuses du Bénin, a porté son soutien aux enfants quel que soit leurs religions en les accompagnants et en dénonçant toutes violences à leurs endroits.

La cérémonie a été clôturée par la signature dans le registre du projet OVIGBE par toutes les autorités présentes.

Les différentes activités de plaidoyer  sont donc lancées dans 11 départements du Bénin à savoir : l’Alibori, la Donga, l’Atacora, l’Ouémé, le Plateau, le Zou, l’Atlantique, le Mono, le Couffo, les Collines et l’Alibori.

@anacebenin / Eulodie HODONOU